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01/2013, dans le cadre de l'émission

Production RTBF

Animation : Luc Noël

Sujet : "Les rosiers à racines nues : une valeur sûre"
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11/2012, dans le cadre de l'émission
"Le Geste du Mois"
 Production Canal Zoom

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09/2012, dans le cadre de l'émission
"Le Geste du Mois"
 Production Canal Zoom

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05/2010, dans le cadre de l'émission
"Le Geste du Mois"
 Production Canal Zoom

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10/2008, dans le cadre de l'émission

Production RTBF

Animation : Véronique Barbier et Sébastien Nollevaux

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12/2006,
dans le cadre de l'émission

Production RTBF

Animation : Luc Noël

Sujet : "Comment sont produits les rosiers ?"
Chaque rosier du jardin nous offre sa beauté
unique. Quand nous l’avons planté, nous avons poursuivi le
travail débuté près de deux ans auparavant par un rosiériste.

11 avril 2006
Nous sommes à la pépinière La Roseraie à
Roselies, près de Charleroi. Tout débute au printemps par la
plantation des porte-greffe fournis par des producteurs
spécialisés.

Thierry Duytschaever, pépiniériste :
Les sujets porte-greffes sont placés sur une
roue dentée. La machine à planter créé un sillon, le sujet
porte-greffe est déposé dans ce sillon, remblayé par de la fine
terre, une double roue assure le damage et ensuite un buttage
est assuré par deux disques à l’arrière de la machine. C’est une
plantation tout à fait mécanisée. Ici, nous plantons
principalement du rosier buisson , couvre-sol et grimpant . Mais
si on cultive du demi-tige pour faire du rosier sur tige ou du
rosier pleureur, ce sont d’autres sujets porte-greffes à
croissance beaucoup plus forte, plus développées qui seront
choisis.

Les porte-greffes sont des sélections de Rosa
canina, l’églantier de nos campagnes.

27 avril 2006
La croissance est maintenant en cours. Ces
plantes vont constituer les racines des futurs rosiers, un
enracinement bien adapté à nos sols que les variétés
séolectionnées ne peuvent pas toutes garantir.
17 juillet 2006
L’été est déjà arrivé. Voici les beaux jours
ensoleillés durant lesquels le greffage est opéré. Dans la
collection de rosiers en fleurs, Thierry prélève des rameaux de
cette année qui vont fournir le matériel biologique. Et c’est
une grande tradition chez les rosiéristes : le greffage est
effectué en famille avec les enfants.

Thierry Duytschaever, pépiniériste :
Les extrémités sont étêtées, les feuilles
sont enlevées. Ce qui est important dans le prélèvement de ces
rameaux, c’est qu’ils doivent être suffisamment aoûtés,
c’est-à-dire avoir une certaine rigidité. Les rameaux trop
souples ont des yeux qui vont être meurtris lors de la
manipulation et qui risqueraient de démarrer trop vite pendant
l’hiver ou avant l’hiver et d’être détruits par le froid.
Attention au dessèchement. Chaque paquet de
rameaux est mouillé puis placé pour les heures qui viennent dans
un sac en plastique avec le nom de la variété. Un dernier point
avant l’écussonnage : il faut que le greffoir coupe comme un
rasoir.
On ne greffe que s’il fait beau. C’est donc
souvent sous le soleil ardent que, durant de longues journées,
les greffeurs et leurs aides parcourent chaque ligne de
porte-greffe. Le mot-clef : précision.

Thierry Duytschaever, pépiniériste :
Nous prenons les rameaux greffons et nous
allons prélever les yeux, ce sont les bourgeons qui se situent à
l’aisselle des feuilles. Ce sont ces bourgeons dormants, donc
non encore démarrés, qui vont être prélevés pour pratiquer
l’écussonnage. Au prélève environ ½ cm au-dessus de l’œil, on
passe sous l’œil en évitant de le meurtrir, ensuite la pellicule
de bois placée à l’arrière est enlevée et cet œil va ensuite
être positionnée sur le sujet porte-greffe au niveau du collet.
L’incision se fait en T. Les lèvres sont écartées et l’écusson
est engagé dans la plaie, ajusté. Ensuite, il faut apposer au
plus vite un pansement, en l’occurrence ici une ligature rapide
formée d’une bande en caoutchouc biodégradable et d’une agrafe
en T. Cette ligature va se dégrader sur quatre à six mois.
31 mars 2006
Huit mois se sont écoulés depuis
l’écussonnage. Il faut à nouveau parcourir toutes les lignes de
porte-greffe écussonnés pour le recépage. La sève monte.

Thierry Duytschaever, pépiniériste :
La vigueur est en train d’être distribuée
principalement au sujet porte-greffe, au détriment de l’écusson.
Nous devons au plus vite recéper juste au-dessus de l’écusson
pour que toute la vigueur soit distribuée au niveau de l’œil qui
donnera le rosier.
21 avril 2006
En recevant toute la sève, le bourgeon de la
variété sélectionnée produit une croissance particulièrement
vigoureuse avec une forte tige. Souvent, la vigueur fait en
sorte que la pousse initiale se divise déjà en plusieurs tiges.
Le rosier se ramifie sans pincement. Mais il faut toutefois
contrôler chaque pied pour guider son développement.

Thierry Duytschaever, pépiniériste :
Deux opérations sont importantes :
l’élimination de tous les sauvageons, tous les repercements
issus du sujet porte-greffe et le pincement de la tige qui naît
de l’écusson de l’année précédente.
En ce moment, chaque rosier est un cas
unique. Ici, il n’y a encore que des repercements du
porte-greffe mais le bourgeon va maintenant pouvoir se
réveiller.

20 juillet 2006
L’été est de retour. Sur chaque pied, les
tiges formées par l’unique bourgeon écussonné il y a un an
fleurissent, reproduisant fidèlement les caractéristiques de
leur variété. C’est en ce moment qu’il faut visiter les
producteurs pour choisir les rosiers en fonction de leurs ports,
de leurs couleurs, de leurs parfums.

17 novembre 2006
Cette année, l’automne si doux a favorisé la
poursuite de la floraison des rosiers mais la période de
plantation débute en novembre. Pour la commande de quelques
pieds par un particulier, l’arrachage est effectué à la bêche.
Pour les commandes plus importantes des jardineries et des
entrepreneurs de jardin, c’est un outil sur le tracteur qui
soulève les plantes. À ce stade, il faut un peu d’attention pour
que la qualité des plantes soit préservée jusqu’à la mise en
terre.

Thierry Duytschaever, pépiniériste :
Ces rosiers sont arrachés à racines nues, il
faut prendre soin de ne pas dessécher ces racines et ces
radicelles. L’idéal , s’il n’est pas possible de les planter de
suite, c’est de les mettre en jauche, c’est-à-dire les recouvrir
de terre ou si c’est pour un laps de temps relativement court,
un ou deux jours, on peut les maintenir dans une pièce non
chauffée, entouré d’humidité, dans un sachet en plastic, par
exemple ou entouré de papier journal humide.
Un porte-greffe charpenté, une greffe bien
soudée, des tiges vigoureuses, le rosier est prêt à vivre des
années et des années au jardin. Les roses vont nous séduire été
après été et ce plaisir, c’est le savoir-faire souvent oublié
des rosiéristes qui l’a permis.
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